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Pour être clair, nous parlons de la performance exceptionnelle des actions bancaires au cours des dernières décennies, et non d’une ruée de clients cherchant à récupérer leurs dépôts. Au cours des 30 dernières années, les banques canadiennes ont généré des rendements annualisés de 13,8 %. C’est mieux que le TSX global à 9,1 %, et même mieux que le tout-puissant S&P 500 à 10,2 %. Il n’est donc pas étonnant que les Canadiens portent une affection particulière aux banques canadiennes, tant au cœur qu’à leur portefeuille.

L’an dernier également, les banques ont connu un succès retentissant, affichant une croissance de 45 % selon l’indice S&P/TSX Banques. Bien sûr, l’or a attiré la plus grande partie de l’attention pour avoir contribué à une hausse globale de 30% de l’indice TSX en 2025, mais les banques méritent un crédit à peu près équivalent.
Voici le défi, cependant : les valorisations bancaires ont certainement été poussées à la hausse. Le graphique ci-dessous représente l’indice des banques canadiennes au cours des 20 dernières années. Le ratio cours-bénéfice était de 14x en février, mais il a diminué à 13,1x aujourd’hui. Pour les banques, c’est assez cher.

Les valorisations ne sont qu’une partie de l’histoire, car la croissance des bénéfices justifie en quelque sorte les valorisations plus élevées. Les estimations de bénéfices ont été à la hausse pour les banques, et les prévisions actuelles tablent sur une croissance des bénéfices d’un peu moins de 10 % au cours des 12 prochains mois. Toujours à 13,1 fois, les investisseurs paient assurément le prix fort pour cette croissance.
Les banques ressentent des vents favorables qui ont fait grimper le cours de leurs actions. Les revenus nets d’intérêts sont solides grâce à des rendements plus élevés, et les pertes sur prêts restent contenues. De plus, les marchés des capitaux et la gestion de patrimoine se portent bien, tandis que le logement et l’immobilier sont un peu à la traîne. Avec la hausse du cours des actions, quelle part des bonnes nouvelles est déjà intégrée? Nous dirions un montant raisonnable.
Compagnies d’assurance : une meilleure valeur?
Il semble y avoir une meilleure valeur ailleurs dans le secteur des services financiers canadien. Pour le TSX, les services financiers représentent une pondération de 31 % : 21 % sont des banques, et le reste est réparti entre l’assurance et les marchés de capitaux. Il est intéressant de noter l’écart de valorisation entre les banques et les compagnies d’assurance.

La performance relative plus forte des banques par rapport aux sous-indices des assurances pour le TSX a entraîné un écart de valorisation historique plutôt élevé. Les compagnies d’assurance ne sont peut-être pas bon marché en valeur absolue, mais elles offrent certainement une meilleure valeur par rapport aux banques, et bon nombre des compagnies d’assurance sous-jacentes ont des profils de croissance similaires.
Pour ceux qui aiment les dividendes — et nous espérons que nous sommes tous dans ce cas, étant donné que nous sommes canadiens — le rendement de dividende plus élevé offert par les banques semble avoir presque disparu par rapport à celui des compagnies d’assurance.

Réflexions finales
Évidemment, les portefeuilles canadiens sont presque toujours exposés aux banques; elles représentent tout simplement une part importante de notre marché. Les dividendes sont également un attribut attrayant. De plus, le secteur de l’assurance a toujours eu un bêta un peu plus élevé. Mais compte tenu des valorisations, de la croissance et des rendements de dividendes actuels, nous sommes un peu plus positifs à l’égard des assurances et un peu plus prudents à l’égard des banques.
— Craig Basinger est le stratège en chef du marché chez Investissements Purpose.
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Sources : Les graphiques proviennent de Bloomberg L.P.
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